Aller au contenu principal
Fermer

Le pessimisme de retour chez les gérants européens, montre une enquête BofA
information fournie par AOF 19/05/2026 à 15:20

(Zonebourse.com) - Le pessimisme est de retour sur les marchés européens, à l'inverse du climat d'enthousiasme qui prévalait juste avant l'apparition du conflit en Iran, selon l'enquête mensuelle de Bank of America (BofA) auprès des gestionnaires de fonds publiée ce mardi.

L'enquête - réalisée auprès de 200 gestionnaires d'actifs administrant au total 517 milliards de dollars - montre que les professionnels ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance en Europe en raison des retombées potentielles de la guerre au Moyen-Orient et du récent fléchissement des indicateurs macroéconomiques sur le Vieux Continent.

Désormais, un solde net de 32% des investisseurs anticipe un ralentissement de la croissance au cours des prochains mois, soit le niveau le plus élevé depuis octobre 2024.

A titre de comparaison, un niveau record de 74% des participants à l'enquête s'attendaient au contraire à une accélération de la croissance européenne au moment du début de la guerre, au mois de février, sous l'effet du plan de relance budgétaire allemand et de l'accroissement des dépenses de défense à l'échelle du continent.

Résilience américaine face aux doutes européens

A l'échelle mondiale, les perspectives apparaissent toutefois moins dégradées, seuls 14% des investisseurs interrogés estimant que l'économie mondiale est appelée à ralentir, contre 36% le mois précédent, grâce à la résilience des données macroéconomiques aux Etats-Unis, qui confortent le consensus sur une poursuite de la croissance outre-Atlantique.

L'inflation alimentée par les prix du pétrole est désormais perçue comme le principal risque pour les marchés, puisque environ 70% des sondés disent attendre une hausse de l'inflation sous-jacente au cours des douze prochains mois, tant en Europe qu'au niveau mondial, des niveaux inédits depuis respectivement 2021 et 2023.

Plus précisément, la stagflation est aujourd'hui considérée comme le scénario macroéconomique de référence pour 52% des investisseurs (proche du record de 58% enregistré le mois dernier), même si 40% des gestionnaires considèrent qu'une seconde vague d'inflation constitue le plus grand risque pour les marchés, contre 26% le mois précédent.

Une rotation historique vers les actions américaines

L'enquête met également en évidence une rotation marquée des allocations d'actifs au détriment des actions européennes et en faveur des marchés américains.

Un solde net de 4% des investisseurs se déclare désormais sous-pondéré sur les actions européennes par rapport aux marchés mondiaux, alors qu'un solde net de 35% se disait surpondéré au début du conflit avec l'Iran. A l'inverse, un solde net de 20% des répondants indique être surpondéré sur les actions américaines, contre un solde net de 22% qui se disait sous-pondéré avant le début de la guerre.

BofA souligne qu'il s'agit de l'une des rotations les plus "brutales" des actions européennes vers les actions américaines observées depuis le début de la collecte de ces données, en 1999.

Dans ce contexte, 51% des investisseurs anticipent une surperformance des actions américaines par rapport aux marchés européens au cours des douze prochains mois, contre 29% en avril.

L'optimisme s'essouffle mais ne sombre pas

En dépit de ce coup de froid, l'optimisme à l'égard de l'Europe n'a pas totalement disparu: un solde net de 23% des investisseurs voit encore un potentiel de hausse pour les actions européennes à court terme, une proportion qui passe à 58% sur un horizon de douze mois.

Au niveau sectoriel, les services collectifs (utilities) sont devenus les titres les plus fortement pondérés ce mois-ci, devant les valeurs technologiques et bancaires. A l'inverse, les média, l'automobile et les biens de consommation personnelle figurent parmi les secteurs les moins prisés des gestionnaires de fonds européens, conclut l'enquête.

Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.

Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 19/05/2026 à 15:20:00.

Agissant exclusivement en qualité de canal de diffusion, BOURSORAMA n'a participé en aucune manière à son élaboration ni exercé aucun pouvoir discrétionnaire quant à sa sélection. Les informations contenues dans cette analyse ont été retranscrites « en l'état », sans déclaration ni garantie d'aucune sorte. Les opinions ou estimations qui y sont exprimées sont celles de ses auteurs et ne sauraient refléter le point de vue de BOURSORAMA. Sous réserves des lois applicables, ni l'information contenue, ni les analyses qui y sont exprimées ne sauraient engager la responsabilité BOURSORAMA. Le contenu de l'analyse mis à disposition par BOURSORAMA est fourni uniquement à titre d'information et n'a pas de valeur contractuelle. Il constitue ainsi une simple aide à la décision dont l'utilisateur conserve l'absolue maîtrise.

BOURSORAMA est un établissement de crédit de droit français agréé par l'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (« ACPR ») et par l'Autorité des Marchés Financiers (« AMF ») en qualité de Prestataire de services d'investissement et sous la surveillance prudentielle de la Banque Centrale Européenne (« BCE »).

Conformément à la réglementation en vigueur, BOURSORAMA établit et maintient opérationnelle une politique de gestion des conflits d'intérêts et met en place des mesures administratives et organisationnelles afin de prévenir, identifier et gérer les situations de conflits d'intérêts eu égard aux recommandations d'investissement diffusées. Ces règles contiennent notamment des dispositions relatives aux opérations financières personnelles afin de s'assurer que les collaborateurs de BOURSORAMA ne sont pas dans une situation de conflits d'intérêts lorsque Boursorama diffuse des recommandations d'investissement.

Le lecteur est informé que BOURSORAMA n'a aucun conflit d'intérêt pouvant affecter l'objectivité des analyses diffusées. A ce titre, le lecteur est informé qu'il n'existe pas de lien direct entre les analyses diffusées et les rémunérations variables des collaborateurs de BOURSORAMA. De même, il n'existe pas de liens financiers ou capitalistiques entre BOURSORAMA et les émetteurs concernés, en dehors des engagements contractuels pouvant régir la fourniture du service de diffusion.

Il est rappelé que les entités du groupe Société Générale, auquel appartient BOURSORAMA, peuvent procéder à des transactions sur les instruments financiers mentionnés dans cette analyse, détenir des participations dans les sociétés émettrices de ces instruments financiers, agir en tant que teneur de marché, conseiller, courtier, ou banquier de ces instruments, ou être représentées au conseil d'administration de ces sociétés. Ces circonstances ne peuvent en aucune manière affecter l'objectivité des analyses diffusées par BOURSORAMA.

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Mes listes

valeur

dernier

var.

110,97 +1,17%
7 981,76 -0,07%
Or
4 479,69 -0,06%
79,79 -0,60%
38,48 -9,93%
Chargement...